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Énergie : le Nigeria doit rendre ses projets bancables, pas seulement lever des fonds

Des experts nigérians estiment que la prochaine vague d'investissements énergétiques dépendra moins de la disponibilité de capitaux que de la capacité à structurer des projets bancables.

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Rédaction SendXOF

Publié le 28 septembre 2026

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Le Nigeria a beau multiplier les annonces de financements dans l'énergie, le vrai obstacle n'est pas l'argent. C'est la capacité à transformer une idée en projet que les banques acceptent de financer. C'est le message qu'ont martelé plusieurs experts du secteur lors d'une rencontre à Lagos cette semaine. Selon eux, les bailleurs de fonds internationaux disposent de liquidités abondantes pour les énergies propres. Mais ils exigent des garanties, des contrats solides, une gouvernance claire. Des exigences que peu de projets nigérians remplissent aujourd'hui.

Le pays traîne une réputation de risque élevé. Les investisseurs étrangers se souviennent des retards de paiement dans le secteur électrique, des conflits autour des tarifs, des projets gaziers bloqués pendant des années. Résultat : le coût du capital reste prohibitif. Un développeur local doit parfois promettre des rendements de 25 à 30 % pour convaincre un prêteur. Là où un projet équivalent au Kenya ou en Afrique du Sud se finance à 12 ou 15 %. Cet écart de taux tue la rentabilité avant même la première pelletée de terre.

Pour la diaspora ouest-africaine qui investit ou transfère de l'argent vers le Nigeria, cette réalité pèse sur le coût des opérations. Les plateformes numériques comme SendXOF répercutent en temps réel les taux de change et les frais liés à ces flux, mais elles ne peuvent pas gommer le risque pays. Tant que les projets énergétiques nigérians resteront difficiles à bancabiliser, les capitaux étrangers continueront de se diriger vers des marchés plus prévisibles.

La solution ne viendra pas d'un nouveau fonds souverain ni d'un énième sommet. Elle passera par des réformes concrètes : contrats standardisés, garanties publiques crédibles, mécanismes de règlement des différends rapides. Le Nigeria a l'avantage d'un marché immense et d'une demande énergétique en explosion. Mais sans structure bancable, cet avantage restera théorique. Les experts présents à Lagos l'ont répété : le capital n'est pas le problème. La bankabilité, oui.

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