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Dangote raffinerie : 683 000 barils par jour traités en août, les raffineries NNPC à l'arrêt

La raffinerie Dangote a porté le raffinage local nigérian à 683 000 barils par jour en août, en hausse de 17 %. Les importations d'essence ont chuté de 26 % pendant que les raffineries publiques de la NNPC restent fermées.

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Rédaction SendXOF

Publié le 24 septembre 2026

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Dangote raffinerie : 683 000 barils par jour traités en août, les raffineries NNPC à l'arrêt

La raffinerie Dangote a tiré à elle seule l'activité de raffinage nigériane en août. Les réceptions de brut par les raffineries locales ont grimpé de 17 % pour atteindre 683 000 barils par jour, selon les chiffres de la NMDPRA, l'autorité de régulation du secteur aval. En parallèle, les importations d'essence ont reculé de 26 % sur la même période. Le mouvement n'est pas anecdotique : il marque le basculement progressif du Nigeria d'un modèle d'importateur net vers un pays qui transforme une part croissante de son propre pétrole.

Le contraste avec le secteur public est net. Les quatre raffineries de la NNPC — Port Harcourt, Warri et Kaduna — restent à l'arrêt, faute de maintenance lourde et de gestion efficace depuis des années. La raffinerie de Dangote, elle, tourne à un rythme qui absorbe une part significative de la production locale de brut. Résultat : le pays achète moins d'essence à l'étranger, ce qui allège mécaniquement la facture en devises et réduit la pression sur les réserves de change. Pour les opérateurs, c'est un signal : le marché nigérian des produits pétroliers se réorganise autour d'un acteur privé unique.

Cette montée en puissance ne règle pas tout. La dépendance aux importations reste élevée pour d'autres produits comme le diesel et le kérosène, et la NNPC continue de jouer un rôle central dans l'approvisionnement. Mais la trajectoire est claire : chaque baril raffiné localement est un baril qui ne traverse plus l'Atlantique. Pour la diaspora ouest-africaine, cette évolution change la donne sur le coût des transferts, car moins d'importations signifie moins de demandes de devises étrangères et, à terme, un naira moins sous pression.

Le vrai test viendra de la constance. Une raffinerie qui tourne un mois ne suffit pas à inverser vingt ans de dépendance aux importations. Les regards se tournent maintenant vers la capacité de Dangote à maintenir ce rythme sur plusieurs trimestres, et vers l'éventuelle remise en service des unités publiques. Si la tendance se confirme, le Nigeria pourrait réduire sa facture pétrolière de plusieurs milliards de dollars par an — un levier budgétaire considérable dans un pays qui cherche à stabiliser sa monnaie.

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