Assurance : l'IA s'installe, les profits se font attendre
KPMG révèle que 44 % des assureurs mondiaux peinent à transformer leurs investissements dans l'intelligence artificielle en gains concrets, faute de refonte réelle de leurs opérations.

Les assureurs du monde entier déploient l'intelligence artificielle à grande vitesse. Mais selon un rapport de KPMG International publié cette semaine, cette adoption massive ne se traduit pas encore par des résultats tangibles. Le cabinet a interrogé des cadres dirigeants du secteur : 44 % d'entre eux reconnaissent que leurs investissements dans l'IA n'ont pas encore généré de nouveaux produits, de nouveaux revenus ou une refonte véritable de leurs opérations. Autrement dit, la technologie est là, mais les modèles économiques, eux, n'ont pas bougé.
Le problème ne vient pas des outils. Les assureurs les utilisent déjà pour automatiser la gestion des sinistres, détecter les fraudes ou personnaliser les offres. Ce qui bloque, c'est la structure même des entreprises. Les processus restent pensés pour un monde sans IA, les données sont cloisonnées entre services, et les équipes n'ont pas été formées pour travailler avec ces systèmes. KPMG parle d'un "écart d'exécution" : on achète la technologie, on ne la transforme pas en avantage compétitif. Dans un secteur où les marges sont sous pression et où les clients comparent les prix en ligne, cette lenteur coûte cher.
Le rapport pointe aussi un déficit de gouvernance. Beaucoup d'assureurs n'ont pas encore défini qui, dans l'entreprise, est responsable des décisions prises par les algorithmes. Résultat : des projets pilotes s'accumulent, mais rares sont ceux qui passent à l'échelle. Les directions générales hésitent à engager des budgets lourds sans preuve de retour sur investissement. Ce cercle vicieux freine l'innovation, alors même que les assurtechs, plus agiles, grignotent des parts de marché sur des segments comme l'assurance auto ou habitation.
Pour les grands groupes, la sortie de cette impasse passera par une réorganisation en profondeur, pas par l'achat d'une nouvelle solution logicielle. KPMG recommande de repenser les parcours clients de bout en bout, de décloisonner les données et de confier la transformation à des équipes mixtes, mêlant actuaires, ingénieurs et commerciaux. Les assureurs qui s'y attellent commencent à voir des résultats : réduction des délais de traitement, meilleure détection des risques, offres plus ciblées. Les autres, prévient le rapport, risquent de payer leur retard en parts de marché.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Pétrole : le Nigeria face au choix d'importer ou de raffiner localement
Avec la raffinerie Dangote en service, le Nigeria doit trancher : continuer d'importer de l'essence ou s'appuyer sur sa production locale. Le débat divise opérateurs et autorités.

Nigeria : le régulateur tech interdit les données sensibles dans les IA publiques
La NITDA met en garde les entreprises et leurs employés contre l'usage de ChatGPT, Gemini ou Copilot avec des informations confidentielles, au risque de fuites incontrôlées.

Glovo injecte plus de 54 milliards de nairas au Nigeria, son marché le plus dynamique
La plateforme de livraison Glovo a investi plus de 54 milliards de nairas au Nigeria depuis 2021. Elle présente le pays comme son marché à la croissance la plus rapide au monde en 2026.