Afrique : la prime de risque, frein invisible à la croissance
Pour Ahunna Eziakonwa, conseillère à l'ONU, l'Afrique paie un surcoût injustifié sur les marchés financiers. Cette prime de risque freine les investissements et le développement du continent.
L'Afrique continue de payer un lourd tribut sur les marchés financiers : une prime de risque qui renchérit ses emprunts et décourage les investisseurs. C'est le constat dressé par Ahunna Eziakonwa, conseillère spéciale des Nations unies, dans un entretien récent. Selon elle, ce surcoût n'est pas justifié par les fondamentaux économiques du continent, mais par une perception erronée, héritée de décennies de préjugés.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2023, les pays africains ont payé en moyenne 5 points de pourcentage de plus que les pays développés pour emprunter sur les marchés internationaux. Un écart qui se traduit par des milliards de dollars de charges d'intérêts supplémentaires, alors même que les économies du continent affichent une croissance soutenue. Le Ghana, le Kenya ou encore le Nigeria ont récemment dû renoncer à des émissions obligataires en raison de conditions jugées trop défavorables.
Pour la diaspora ouest-africaine, cette situation a des conséquences directes sur le coût des transferts, qui restent élevés en raison de la perception de risque. Des plateformes numériques comme SendXOF répercutent ces taux en temps réel sur leurs interfaces, offrant ainsi plus de transparence aux utilisateurs. Mais le problème de fond demeure : tant que la prime de risque ne sera pas réduite, les capitaux étrangers resteront timides et le financement du développement dépendra de l'aide publique.
Démanteler cette prime de risque suppose de changer le discours sur l'Afrique, mais aussi de renforcer les institutions et la gouvernance économique. Les initiatives régionales, comme la Zone de libre-échange continentale, vont dans le bon sens. Mais le chemin est long. En attendant, les investisseurs avertis savent que les rendements élevés offerts par le continent compensent largement les risques réels, bien moindres que ceux perçus.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires
Femi Otedola renforce sa participation dans First Holdco avec un achat de 20,7 milliards de nairas
L'homme d'affaires nigérian Femi Otedola a acquis des actions de First Holdco Plc pour 20,7 milliards de nairas, portant ses investissements déclarés à plus de 400 milliards de nairas.
Inflation nigériane : baisse à 15,43 % mais l'alimentaire flambe
Le taux d'inflation annuel du Nigeria est retombé à 15,43 % en juillet 2026, selon les données officielles. Mais les prix des denrées alimentaires continuent de grimper, creusant l'écart avec l'indice général.
Nigeria : l'allocation robe des avocats du ministère de la Justice bondit de 233 %
Le gouvernement fédéral a relevé à 1 million de nairas l'allocation robe des avocats de l'État et des juristes du ministère de la Justice, soit une hausse de 233 %. Cette décision vise à compenser la cherté de la vie et à soutenir le personnel judiciaire.