Afrique : l'inflation ralentit en Tanzanie, mais la pression monétaire persiste ailleurs
Cette semaine, les économies africaines affichent des trajectoires contrastées : la Tanzanie voit son inflation ralentir, tandis que le Zimbabwe, le Kenya et le Rwanda font face à des pressions monétaires persistantes.

Les chiffres de l'inflation publiés cette semaine dessinent une Afrique à deux vitesses. En Tanzanie, le taux annuel est redescendu à 3,1 % en janvier, contre 3,2 % le mois précédent, selon le bureau national des statistiques. Un niveau qui conforte la Banque centrale dans sa politique accommodante. À Dar es Salam, les prix des denrées alimentaires, qui pèsent lourd dans le panier des ménages, ont nettement ralenti après la récolte de maïs.
À l'autre extrême, le Zimbabwe continue de lutter contre une flambée des prix qui a atteint 34,8 % en décembre. La Banque de réserve a réagi en maintenant son taux directeur à 130 % et en renforçant les réserves obligatoires. Mais sur le terrain, la demande de dollars américains reste forte, et le taux de change parallèle s'écarte de plus en plus du taux officiel. Les commerçants d'Harare ajustent leurs prix chaque semaine, et beaucoup exigent déjà le paiement en devises étrangères. Pour la diaspora ouest-africaine, ces écarts de change rappellent l'importance de suivre les taux en temps réel, comme le proposent certaines plateformes numériques.
Au Kenya, l'inflation est restée stable à 6,6 % en janvier, dans la fourchette cible de la banque centrale. Mais la pression sur le shilling ne faiblit pas : la monnaie a perdu 2 % face au dollar depuis le début de l'année, malgré les interventions de la Banque centrale. Les réserves de change couvrent à peine 3,8 mois d'importations, un niveau fragile. À Nairobi, les importateurs de carburant et de machines subissent directement la hausse du coût des intrants.
Au Rwanda, l'inflation a reculé à 8,1 % en janvier, contre 9,4 % en décembre, grâce à la baisse des prix alimentaires. La Banque nationale a salué cette tendance, mais reste prudente : la pression sur le franc rwandais demeure, et les autorités surveillent de près les tensions géopolitiques qui pourraient raviver les coûts d'importation. Ces trajectoires contrastées montrent que la politique monétaire africaine navigue à vue, entre soutien à la croissance et défense des monnaies.
Envoyez votre argent au Nigeria au meilleur taux
SendXOF est la plateforme numérique francophone spécialisée dans les transferts FCFA → Naira. Taux compétitif, transferts instantanés, disponible 7j/7 depuis le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.
Articles similaires

Nigeria réintègre l'indice des marchés frontières de FTSE Russell
Le Nigeria retrouve son statut de marché frontière après trois ans d'absence, selon FTSE Russell. Une décision qui reflète une amélioration de la liquidité en devises et un regain de confiance des investisseurs.

Nigerian equities rally continues with N1.38 trillion gains as FTSE Russell lift sentiment
The Nigerian equities market extended its rebound on Friday, August 28, 2026, delivering its strongest single-session gain in three weeks, as broad-based buying across banking, oil & gas and commodity stocks lifted the benchmark index well above its previous close.

Viande américaine : les éleveurs US s'attaquent au marché nigérian de 8,7 millions de dollars
Le Nigeria a élargi l'accès de ses importations de bœuf et de porc aux États-Unis, ouvrant un marché évalué à près de 8,7 millions de dollars en 2025. Une décision qui pourrait intensifier la concurrence pour les producteurs locaux et européens.